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QUI SUIS-JE EN 2019 ?

La question doit vous paraître étrange.... Pourquoi en 2019?

Et bien parce que mon projet est la somme de mes expériences, réflexions.... qui évoluent au fil du temps jusqu’à atteindre sa maturité. Entre temps, on ajuste, on affine, on observe, on améliore.

Les idées, les concepts, les sites blogs ou autre deviennent un observatoire géant des façons de penser et d’agir.

Par exemple, prêtez attention à l’ensemble des sites que vous consultez et tentez de repérer à quel endroit de la page est placée la section «qui suis je» ou» qui sommes nous».

Vous vous rendrez compte que bien souvent, elle est située en bas de page.

Comme si, savoir qui est la personne,  ce qui motive ou a motivé ses actions ses propositions étaient finalement accessoires.

Que seul comptait le produit fini.

Or dans l’absolu, chaque personne aspire de plus en plus à connaitre le cycle de vie d’un produit, de son élaboration , ses conditions, son emballage, son transport, etc.

Mais lorsqu’il s’agit d’une personne, cela importe peu: Or le cycle de vie de quelqu’un amène le produit fini, non?

Effectivement, nous vendons des produits, nous répondons à des besoins.

Cependant cette façon de mettre en avant les «avoirs» au détriment de «l’être» nous amène finalement à reléguer la personne, sa passion, son histoire, sa philosophie, son idiosyncrasie, ses engagements au second plan.

Pourtant, n’est ce pas la passion de quelqu’un, son héritage, sa tranche de vie qui l’amène sur un sentier plus qu’un autre?

C’est aujourd’hui plus que jamais ma façon de voir les choses (voir ce que nous proposons producteurs Nos offres producteurs - DES HOMMES ET DES PLANTES).

Car, et aujourd’hui, nous nous en rendons compte, ni les labels, ni les certifications sont un gage d’authenticité, d’engagement, de respect de la biodiversité ou de l’environnement.

Qui je suis en 2019?

Ces dernières années, j’ai énormément soutenu les initiatives autour des plantes, qu’elles qu’elles soient. Dans cette même dynamique, la préservation de l’environnement allait de pair.

 La démarche bio me semblait digne d’intérêt puisque s’inscrivant dans le respect de la nature.

Entre-temps, les labels et certificats devaient attester de ce respect (protection de l’environnement végétal, animal et humain) mais peu à peu, l’étiquette bio est devenue un simple argument commercial et marketing incontournable, au point qu’il nous est aujourd’hui difficile de démêler le vrai du faux, à moins de s’armer d’une pléthore d’applications.

Pour moi, le temps est venu de penser autrement.

Nous désirons changer les choses, cependant je pense que nous continuons toujours sur le même modèle, la forme évolue mais le fonds ne change pas.

Changer le fonds, comment cela pourrait se traduire?

Et bien, comme dit plus haut, donnons plus de valeur à l’être, à sa démarche. Nul besoin d’être certifié bio ou autre pour témoigner de rencontres avec d’autres populations, d’échange de savoirs, de partage, d’anecdotes, de chemin propre à ce qui anime quelqu’un.

 

Qui je suis en 2019?

Dans cette dynamique, un des arguments en faveur de l’environnement réside dans la pratique des circuits courts.

Alors, voila, en 2019, je vais m’inscrire à contre-courant de cette mesure, non pas que je l’exclue mais je n’en ferais pas ma priorité.

Parce qu’il est question de mon intégrité et d’honnêteté envers moi-même et envers les autres.

Pourquoi?

Parce que je suis profondément tournée vers l’ailleurs et l’autre.

Cette attitude de repli sur soi, d’endogamie commerciale s’inscrit aux antipodes de ce que je suis profondément.

J’ai beaucoup voyagé pendant un temps. C’est bien connu. Les voyages ouvrent notre esprit, accroît notre tolérance, notre adaptation, suscite notre curiosité, nous permet d’aller vers l’autre. Quiconque a déjà voyagé (je ne parle pas de faire du tourisme) a toujours une anecdote, une information, une valeur, une compréhension autre à partager.

Certes, autant au niveau individuel qu’au niveau collectif, il est bon parfois de se replier sur soi pour mieux appréhender l’extérieur. C’est d’ailleurs ce que je fais régulièrement sur les réseaux sociaux ou même en société.Mais je pense, bien sûr cela n’engage que moi, que cela ne doit pas être la règle.

Il s’agit là encore de compréhension de soi et de l’autre.

Vivre en autarcie nous éloigne encore plus de l’autre.

 

Et puis, c’est un peu vite oublier que nous ne pouvons pas au gré de nos envies, décider, sans se soucier des conséquences, un jour d’imposer mono-cultures à gauche et droite du globe pour satisfaire nos demandes, de décider en outre de spéculer honteusement sur les marchandises venant d’autres pays afin d’en retirer les meilleurs bénéfices et puis par la suite décider de fermer le robinet sans se soucier là encore des conséquences sur les autres pays.

Bien sûr, je parle de notre système et même si les banques, oligarques et multicompagnies ont opté pour ces mesures discriminatoires, nous portons ce système et même malgré nous, en tout cas je l’espère nous le faisons perdurer par nos achats, notre mode de consommation.

Pour moi, il est honteux d’avoir imposé le mode agricole qui nous convenait aux pays d’Asie, d’Afrique et de d’autres continents et aujourd’hui de décider, après avoir déstructuré leur économie, leur mode de vie, leur mode agricole et aujourd’hui, décréter que nous ne devons plus les soutenir en achetant leurs produits.

Il ne s’agit pas là pour moi de culpabilité ni de devoir mais de respect de l’autre et de conscience.

 

Et, découvrir des épices, des plantes, des fruits, des cultures d’autres continents feront toujours partie intégrante de ce qui me nourrit.

D’ailleurs, ma rubrique «plantes d’ici & d’ailleurs» dessinait déja les prémisses de ce que j’ai décidé d’assumer aujourd’hui.

Comme je le disais dans «l’origine de mon projet», notre défense de l’environnement revêt divers aspects et à nous d’identifier le moyen qui nous correspond le mieux.

J’ai identifié le mien et je souhaite que chacun à sa façon décide d’orienter ses actions vers ce qui le porte réellement.