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Plantes messicoles, indésirables, mauvaises herbes

Plantes messicoles, mauvaises herbes & indésirables

Avec la contestation face au glyphosate, je ne pouvais me permettre de ne pas faire la corrélation entre l’agriculture, les plantes adventices, les messicoles et l’utilisation des herbicides. Il était alors important pour moi de comprendre ce que représentait les adventices pour les agriculteurs et pourquoi les messicoles étaient également considérées comme telles. Ici plusieurs secteurs sont interreliés : L’agriculture, la santé, la biodiversité mais aussi et la façon dont l’agriculture intensive influe sur la disparition des plantes messicoles pourtant utiles pour la biodiversité et la santé (certaines plantes ont des bienfaits avérés). Il s’agit également de lever le voile sur la diversité des pratiques culturales actuelles (beaucoup d’intrants, travail du sol simplifié, abandon des assolements1 ) et sur les logiques de production des agriculteurs. Un lien étroit existe pourtant entre ces plantes et l’agriculture. Bien que très impliquée dans la santé naturelle, je souhaitais mettre en avant les difficultés que rencontrent les agriculteurs conventionnels (présence d’adventices, difficultés de triage, monoculture « imposée » etc) et ainsi comprendre leur point de vue quant à leur position face au Glyphosate. J’aimerais que tout soit ou tout blanc ou tout noir mais force est de constater que cela n’est pas le cas et même si je condamne fortement les produits Phyto-sanitaires, les circonstances sont parfois hors contrôle. Pour changer la donne, il faudrait que l’ensemble des agriculteurs conventionnels ne soient plus inféodés à une logique commerciale décidée par le gouvernement et multinationales et que ces derniers ne soient plus dans une logique de « survie ». Pour ce qui est des plantes messicoles, elles sont un enjeu autant patrimonial, que culturel et écologique. Il est également important également de faire la distinction entre ces trois appellations qui bien que souvent considérées comme négatives ont des bienfaits trop souvent amoindris.

ADVENTICES

Le terme « adventice » a été introduit par les agronomes à partir de la fin du XVIIIe siècle pour remplacer celui de « mauvaise herbe », considéré comme non-neutre1 . En effet, les espèces de plantes adventices peuvent s'avérer bénéfiques, neutres ou néfastes pour les activités humaines suivant le contexte dans lequel elles poussent. Le terme « mauvaise herbe » désigne plus spécifiquement une plante dont la présence est indésirable à un lieu donné. Le qualificatif de « plante adventice », en agriculture, sert à désigner tous les végétaux qui se développent accidentellement dans les cultures ; ainsi en feront partie aussi bien les plantes « sauvages » (dont celles des moissons) que les plantes cultivées indésirables (par exemple un tournesol levant dans un champs de blé). En règle générale, les plantes adventices sont souvent considérées comme nuisibles et cela s'explique à plusieurs niveaux. Il faut d’abord savoir que la nuisibilité d’une semence est variable selon les cultures, la région le climat, le sol. La nuisibilité peut aussi être différente selon le mode de production (bio ou conventionnel). Certaines plantes sont très sensibles à l’azote disponible du sol (on parle de plantes nitrophiles) et se développent en général plus en mode conventionnel qu’en mode biologique. On parle aussi de nuisibilité primaire ou directe lorsqu’elle est occasionnée l’année de la récolte et qui se répercute directement sur le rendement des récoltes (Elle se calcule généralement en nombre d’adventices par mètre carré qui occasionnent une baisse de rendement supérieure à 5 %, ce qui peut être très variable selon les conditions) et de nuisibilité secondaire lorsque celle-ci est occasionnée pour les années à venir. Certaines adventices sont des plantes vivaces dont la reproduction se fait de façon végétative, et celles-ci peuvent rester en place pendant de nombreuses années. C'est le cas par exemple du liseron, du chiendent et du tussilage. Les adventices peuvent aussi être des plantes annuelles à reproduction très élevée. On peut évoquer en exemple le coquelicot, l'avoine, l'amarante et la véronique. Pour ce qui est des plantes adventices, étant donné qu’elles prennent parfois la forme de repousses d'une culture précédente, elles peuvent donc apparaitre sur une parcelle où une nouvelle plante est cultivée. On retrouve alors des cas où on constate des repousses de céréales antérieurement cultivées sur une terre désormais dédiée à la culture du colza, ou encore des repousses de pomme de terre visibles dans des champs qui sont maintenant consacrés à la culture des céréales. Dans plusieurs cas de figures, les plantes adventices ne sont pas mauvaises en soi puisqu’elles peuvent être des plantes comestibles ou médicinales. Dans le cas de nuisibilité secondaire, elle est liée à certaines caractéristiques biologiques : période de grenaison, nombre de graines produites, durée de vie de la plupart des graines qui auront pour conséquence une augmentation plus ou moins grande du stock de semences dans le sol.

Là encore dans ce cas, les conséquences peuvent être importantes (verse*2 , gêne à la récolte puisqu’elles entrainent dans certains contextes une difficulté de ramassage des productions lors des récoltes donc une augmentation du temps de travail, qualité de la récolte amoindrie du fait de la présence de graines ou fragments d’adventices, et du fait aussi que certaines adventices peuvent être toxiques et dégrader le goût des plantes cultivées, difficultés de triage)

Il y a aussi la concurrence de l'espace que les adventices font à la plante cultivée. En effet, elle va profiter de l'eau et des nutriments au détriment des vraies cultures. Par ailleurs, les adventices créent une sorte de microclimat qui favorise le développement des bactéries, champignons, virus, et plusieurs insectes. 

ET SANS HERBICIDES ?

 

La gestion de la flore adventice dans des systèmes de culture sans herbicide repose sur un principe essentiel : la recherche de la maîtrise des adventices, et non leur élimination. Autrement dit, on parle de tolérance aux adventices. Celles-ci pouvant être présentes dans les parcelles sans impacter la production des cultures en place ou à venir. Certains y voient même des avantages : augmentation de la biodiversité, support pour la faune auxiliaire ; apport d’information, en indiquant un état particulier du milieu (carence, excès, vie microbienne du sol…). Ce principe de maîtrise repose sur des stratégies de gestion de la flore développées à l’échelle du système de culture et de la rotation des cultures, privilégiant la prévention. Le curatif (désherbage mécanique) n’intervient qu’en dernier recours. Ici des efforts conjugués et mise en place se fait conjointement entre les horticulteurs et les agriculteurs. L’exemple en est donné par Les polyculteursi3 « bio » qui essaient de limiter l’infestation d’adventices par la rotation des cultures en alternant systématiquement les céréales avec une légumineuse ou une grande céréale (colza, tournesol). Pour cela, l’agriculteur doit mobiliser deux ressources : la connaissance de la flore adventice et de la biologie des espèces, pour mieux savoir quand, comment et où agir et l’observation régulière des parcelles ou agir conjointement avec les connaissances des horticulteurs ou agronomes. Certes pour les agriculteurs conventionnels, les adventices sont un frein et une charge de travail supplémentaire vite éradiquée par l’utilisation de produits phyto-sanitaires, les herbicides.

 

Mais… LES ADVENTICES OU INDESIRABLES PRESENTENT AUSSI QUELQUES AVANTAGES

 

Elles sont source d’information quant à la qualité du sol :

Le liseron des champs est une plante vivace rampante. Le liseron témoigne par exemple d’un sous-sol tassé, d’une certaine richesse en azote mais également d’une carence en silice.

En s’implantant le liseron, de par des racines profondes, va justement décompacter le sous-sol et libérer de la silice, remédiant ainsi au manque initial. Ses fleurs attirent notamment les abeilles. Riche en azote et divers oligo-éléments, le liseron pourra être utilement apporté, après séchage au compost. Le chiendent est une graminée aux longs rhizomes témoignant d’un sol fatigué et dont il est très difficile de se débarrasser.

Tout comme pour le liseron, le passage d’engins rotatifs va multiplier ses rhizomes. Il peut également se reproduire par propagation des graines. La culture d’engrais verts nettoyants (sarrazin en culture d’été ou vesce en culture d’hiver) limitera sa propagation. On peut également en venir à bout en plaquant au sol une bâche plastique noire pendant plusieurs mois. Dans les terrains pentus, le chiendent prévient les problèmes d’érosion. Mais le chiendent est aussi une plante médicinale 

Mais là encore, les adventices peuvent aussi :

témoigner d’un sol satisfaisant :

L’amarante 4 est une plante annuelle appartenant à la famille des chénopodiacées et se développant principalement dans les sols riches en humus. Sa présence au potager est donc un bon signe. Notons qu’elle est résistante au roundup ! une alliée donc…Elle se reproduit par dispersion de ses graines. Les feuilles et les graines sont comestibles et d’une grande qualité nutritionnelle. Le pourpier témoigne d’un sol riche en humus et chaud, mais également d’un certain tassement. Et, même s’il peut s’étendre de façon très importante, il est très facile de l’arracher, notamment quand le sol est humide.

LES PLANTES MESSICOLES

« Autrefois, il y avait une centaine de variétés mais, aujourd'hui, on ne voit plus que des coquelicots et des bleuets dans les champs de blé », Tessier, membre de la Sépant5

 

Les messicoles sont des plantes annuelles ayant un cycle biologique comparable à celui des céréales et sont très inféodées au milieu "moisson.

Adaptées aux perturbations du milieu induites par la culture, elles naissent et vivent au rythme des plantes cultivées. Elles sont souvent le résultat de plusieurs siècles d’adaptation à nos climats et à nos pratiques. Certaines ont accompagné la progression des cultures de façon opportuniste et des plantes anciennement cultivées, telles que la Mâche, la Caméline, ou le Chardon béni (médicinale) ont pu se maintenir après l’abandon de leur culture. Ce sont pour la plupart des plantes annuelles, qui germent à l’automne ou au printemps lors du semis des céréales, grandissent avec elles, fleurissent au début de l’été puis libèrent leurs graines. (cf dispersion graines ci-dessous)

Les plantes messicoles sont aujourd’hui précieuses par leur contribution au fonctionnement de l’agro-écosystème. En offrant abri et nourriture aux insectes, elles participent indirectement à la pollinisation des espèces cultivées (80% des plantes à la base de notre alimentation sont pollinisées par des insectes !) et à la lutte contre les ravageurs des cultures.

Leur floraison étalée dans le temps permet aux pollinisateurs de s’alimenter depuis la fin de l’hiver jusqu’à l’automne, alors que les plantes cultivées leur fournissent une ressource certes abondante, mais très limitée dans le temps, en particulier dans les zones de monoculture (ex : le maïs).

Les fleurs de plusieurs genres tels que la Centauré, le Delphinium ou pied d’alouette, sont pollinisées par des insectes nectariphages. Les coquelicots, produisent un pollen abondant, recherché par les insectes. Ces espèces attractives accueillent des pollinisateurs souvent polyvalents et contribuent ainsi au maintien de toute la communauté végétale. La dispersion des graines de messicoles est largement liée à l’activité agricole, par le transport des récoltes, le commerce de graines de céréales, le déplacement des machines agricoles. La pratique du resemis de graines produites sur l’exploitation est essentielle, les messicoles n’étant pas toutes éliminées malgré le tri des semences.

Par contre, les conditions de culture des exploitations bio paraissent convenir parfaitement aux exigences écologiques des messicoles : pas de désherbage, labour annuel, utilisation d’engrais organiques et rotation fourragère longue en céréales.

Et du côté des agriculteurs ?

: « Une mauvaise herbe en tue trois bonnes et prend la place d'une quatrième », traduit bien le sentiment fréquent de l'agriculteur vis à-vis des plantes messicoles. Pour les agriculteurs, les plantes messicoles sont avant tout perçues comme des mauvaises herbes dont il faut absolument se débarrasser, ce qui porte à croire que l’agriculteur pense avoir à choisir entre un joli bouquet et une belle récolte. Aujourd’hui la fragilité de la flore messicole et de son habitat doit-être objet de sensibilisation qui doit avoir lieu en premier par les agriculteurs.

Une alternative serait pourtant de développer une filière de production de semences de messicoles, qui permettrait de donner un nouveau débouché à l’agriculture traditionnelle et de conserver durablement la richesse messicole.

A bien des égards, la conservation des plantes messicoles est semblable et rejoint la sauvegarde des semences paysannes, l’enjeu étant le même. Pour bon nombre d’agriculteurs, les plantes messicoles sont donc des adventices.

Les différentes revues agronomiques dressent régulièrement une liste des nuisances dues à ces espèces. Voici, celles le plus communément citées et qui sont, à quelques différences près les mêmes que celles évoquées pour les adventices :

- Occupant simultanément le même terrain, les plantes messicoles se retrouvent en compétition avec les céréales pour l'eau, les éléments fertilisants, l'air et la lumière. Leur système racinaire est parfois redoutable.

- Il existe par ailleurs des antagonismes complexes entre végétaux supérieurs au niveau du système racinaire, soit par émission racinaire de substances toxiques pour d'autres plantes, soit qu'au voisinage de la rhizosphère se développent des champignons et autres micro-organismes spécifiques de l'espèce et qui peuvent s'attaquer aux autres espèces ou à leur microflore. Il y a aussi émission de substances toxiques par une graine venant de germer, ou au niveau des feuilles lessivées par la pluie.

- Une augmentation du taux d'humidité du grain en présence d'adventices qui se traduit par une récolte que l'on doit ventiler, ce qui est coûteux. Par ailleurs, il faut alors trier les semences, travail rendu difficile par la convergence de forme entre les graines.

- les plantes messicoles peuvent enfin être source d'accident pour l'homme et les animaux.

LA DISPARITION DES PLANTES MESSICOLES

 

Avec les progrès mécaniques, la systématisation de semences hybrides6 puis l'arrivée des herbicides, notamment le glyphosate7 , les plantes des moissons et plus généralement les « mauvaises herbes » ont spectaculairement régressé. Environ 300 espèces présentes dans les champs cultivés sont aujourd'hui menacées ; plus d'une centaine approchent de l’extinction.

Le système de triage a changé : En effet Durant des siècles, le tri des graines fut réalisé à la ferme, manuellement puis à l'aide de trieuse de plus en plus perfectionnée. L'homme réensemençait cependant une partie des espèces messicoles et participait à leur propagation, en réutilisant les grains de la ferme. Les techniques actuelles rendent cela beaucoup moins fréquent : les agriculteurs ne sèment presque plus leurs propres semences mais achètent des grains qui répondent à diverses normes très strictes (propreté, taux de germination).

L'EMPLOI DES HERBICIDES

Cette dernière technique fut la plus préjudiciable pour la plupart des plantes messicoles. Elle a pour objet la destruction des espèces en supprimant l'appareil végétatif (racines, tiges, feuilles) mais aussi dans de nombreux cas les plantules. En quelques années, la grande majorité du stock de graines de plantes messicoles des sols cultivés s'est épuisée car les graines, ramenées par le labour en surface, ont alors été détruites par les herbicides dès germination. De nombreuses innovations ont permis, dans le domaine des herbicides, de mettre à la disposition de l'agriculteur une très large gamme de produits capables de répondre à la majorité des cas de figure. Une classification simplifiée des principales matières actives permet de distinguer les herbicides pénétrant par les organes souterrains et agissant sur ces mêmes organes ou sur les organes de la photosynthèse, les herbicides à pénétration par les organes souterrains et les herbicides pénétrant par les organes aériens et ayant une action de contact.

COMMENT FAVORISER LES PLANTES MESSICOLES?

Mais pourquoi protéger ces plantes messicoles?  

« Pour la biodiversité. Et certaines sont très utiles pour lutter contre les insectes, donc pour diminuer l'usage des pesticides » La réduction des traitements herbicides est une condition sine qua non du maintien des plantes messicoles. Le stock grainier peut se reconstituer s’il n’est pas trop appauvri par des années de désherbage intensif. Des apports d’intrants limités conviendront au maintien des conditions physiques, chimiques et biologiques du sol répondant à leurs exigences. La dispersion des graines de messicoles est largement liée à l’activité agricole, par le transport des récoltes, le commerce de graines de céréales, le déplacement des machines agricoles. La pratique du re-semis de graines produites sur l’exploitation est essentielle, les messicoles n’étant pas toutes éliminées malgré le tri des semences.

PLANTES INVASIVES

Une plante exotique envahissante est une plante dont certaines populations peuvent acquérir un avantage compétitif dans un territoire nouveau et devenir localement dominantes dans des milieux spécifiques. Toutes les plantes exotiques ne deviennent pas envahissantes.

En effet, une plante exotique ne devient envahissante que si elle réussit à franchir plusieurs barrières de sélection, dont des barrières géographiques et environnementales.

Sur 1000 plantes introduites, en moyenne une seule présente le risque de devenir envahissante dans son territoire d'introduction. Une faible proportion de plantes exotiques envahissantes pose des problèmes en ayant des impacts négatifs. Il n'y a pas de trait biologique qui distingue les plantes exotiques des plantes indigènes, et de nombreuses plantes exotiques envahissantes peuvent simplement se fondre au sein de la flore autochtone en fournissant des biens et des services, au même titre que les plantes indigènes.

LES IMPACTS NEGATIFS

Impacts économiques

Certaines plantes exotiques envahissantes peuvent engendrer des impacts économiques importants. D’une part, les plans de gestion ou d’éradication sont onéreux, tant les plantes peuvent être difficiles à contrôler ou à éliminer définitivement d’un milieu.

Des coûts peuvent également être imputables aux plantes envahissantes pour la restauration d’infrastructures dégradées, à l’instar de chaussés altérées par les repousses vigoureuses de certaines espèces comme l’ailante. D’autre part, des coûts indirects sont également engendrés. Certaines plantes exotiques envahissantes peuvent devenir des adventices de cultures forestières ou agricoles et en diminuer les rendements, ce qui correspond à autant de manque à gagner pour les agriculteurs concernés.

Impacts sur la santé publique et impacts sociétaux

Un nombre restreint de plantes exotiques envahissantes peuvent causer des problèmes de santé publique. Pour certaines, leur pollen s’avère être particulièrement allergisant comme c’est le cas de l’ambroisie à feuilles d’armoise à laquelle 10 % de la population française serait sensible. Pour d’autres, le contact de la sève avec la peau peut engendrer des brûlures : c’est le cas de la berce du Caucase. Certaines plantes exotiques envahissantes peuvent dégrader l’image des milieux aux yeux des usagers. Elles peuvent également perturber les activités récréatives qui y prennent place :

envahissement de chemins d'accès ou bords de berges, recouvrement de plans d’eau empêchant des activités aquatiques...

Impacts sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes

Dans certains cas les plantes exotiques envahissantes peuvent également entraîner une diminution de la diversité biologique des milieux envahis. En effet, il peut arriver que des plantes exotiques envahissantes présentent localement des avantages compétitifs sur les espèces indigènes qu’elles peuvent alors surpasser en nombre, voire ponctuellement les éliminer. Cependant, il est parfois difficile de déterminer quelle est la relation de cause à effets entre la prolifération d'une plante exotique envahissante, la dégradation d'un milieu et la régression d'espèces indigènes : la plante exotique envahissante profite souvent de la dégradation d'un milieu pour y proliférer, sans pour autant être la cause de cette dégradation. En modifiant la composition floristique d’un milieu, la prolifération d'une plante envahissante peut dans certains cas avoir des répercussions indirectes sur les espèces animales et les chaînes alimentaires. La prolifération de plantes exotiques envahissantes peut avoir un impact sur le fonctionnement des écosystèmes, par exemple en modifiant les propriétés physico-chimiques du sol. Certaines plantes, comme les renouées ou l'ailante, s’imposent plus facilement par l’émission de substances qui nuisent à la reproduction et la croissance des espèces indigènes (phénomènes d’allélopathie). Dans les milieux aquatiques, la prolifération en surface de plantes envahissantes diminue l’accès à la lumière pour la vie aquatique ce qui peut conduire à son asphyxie.

LES BENEFICES

Horticulture et paysage : de nombreuses plantes exotiques sont utilisées pour leurs qualités ornementales et leur résistance : floraisons abondantes, précocité saisonnière, rusticité, résistance aux pollutions atmosphériques, à la sécheresse, au sel...

Agriculture : qualités alimentaires pour les plantes comestibles.

Sylviculture : exploitations du bois de certaines espèces ligneuses

Fleurs coupées : le mimosa (Acacia dealbata) fait l'objet d'une production de fleurs coupées pour les fleuristes et pour la parfumerie.

Apiculture : utilisation des qualités mellifères de plantes à forte production de nectar ou de pollen.

Pharmacopée : certaines plantes sont utilisées dans les médecines traditionnelles.

Economie : l’utilisation des plantes dans les aménagements paysagers ou les activités agricoles est la source d’emplois pour leur production, leur commercialisation et leur mise en œuvre.

• Culture et patrimoine : certaines plantes sont liées à un patrimoine historique, touristique ou culturel. C’est le cas de la berce du Caucase associée à l’Ecole de Nancy, qui au cours de la période Art nouveau du début du XXème siècle a été très représentée comme élément décoratif des mobiliers, ferronneries et papiers peints. Le Mimosa (Acacia dealbata) a également une forte valeur patrimoniale dans la région touristique de Bormes-les-Mimosas (« route du mimosa »), célébrée lors d'un événement annuel, "Mimosalia".

• Environnement : certaines plantes( exotiques ou pas) envahissantes sont utilisées pour la restauration de milieux dégradés, pour la  stabilisation de sols érodés, pour la dépollution des sols...

Par leurs floraisons abondantes, elles peuvent se montrer attractives pour l'entomofaune locale, comme l’illustre le nom commun du Buddleja davidii, l’arbre à papillons.

Dans les milieux dégradés elles peuvent représenter une ressource de substitution maintenant les chaînes alimentaires (fruits, pollen ou nectar). Certaines plantes peuvent aussi favoriser les insectes auxiliaires, permettant de limiter l'usage de pesticides.

LE MOT DE LA FIN

Difficile de faire la distinction entre les adventices, les plantes messicoles et les plantes invasives…Pour les agriculteurs, adventices et messicoles sont du même ordre puisqu’entrainant une récolte moindre, une surcharge de travail… Aujourd’hui les semences hybrides remplacent les semences paysannes. Pour les agriculteurs pris dans un goulet d’étranglement orchestré par des multinationales qui leur édictent les choix agricoles et alimentaires, beaucoup n’ont pas d’autre choix, faute de plus grande visibilité, de moyens que de rationaliser leur logique agricole et d’appliquer les herbicides pour s’assurer une plus grande « rentabilité »Ceci, certes au mépris de notre santé.

Des solutions existent pourtant, l’agriculture biologique a pris le parti non pas de détruire adventices ou plantes messicoles mais de les maitriser.

Quelque soit l’appellation (adventices, messicoles, invasives, mauvaise plante), nous voyons que toutes ces « mauvaise herbes « ont toutes leurs avantages. Elles participent à la biodiversité. Alors, peut-être serait-il temps, de décompacter les secteurs, les décloisonner, car force est de constater que chaque secteur (agriculture, biodiversité, et santé) sont interdépendants. Bien souvent, nous réglons les difficultés sous un angle limité. Un secteur est favorisé, l’autre en pâtit… Si nous voulons faire avancer les choses, il nous faut pour chaque décision prise, mettre sur un même pied d’égalité, ces 3 secteurs et organiser des concertations plurisectorielles

LE CHIENDENT ET SES VERTUS MEDICINALES DANS L’AYURVEDISME

Le chiendent ou « durva » en sanskrit est astringent, au goût sucré, à un effet sur la digestion et pour l’ayurvéda, il rafraîchit la personne quand elle a trop de « pitta », de « feu » dans son corps. Une pâte faite de feuilles ou l’huile de la plante est utilisée en cas de plaies, d’hémorragies, de sensations de brûlure et de dépigmentation de la peau. En cas de cataractes, le jus frais des plantes est instillé dans les yeux. Ce même jus permet de contrôler efficacement le saignement nasal, lorsqu’il est utilisé sous forme de gouttes nasales. La pâte des feuilles peut s’appliquer sur le front en cas de maux de tête. La sensation de brûlure dans les troubles de la peau comme l’urticaire, l’érysipèle, sont effectivement soulagés par l’application de cette pâte. En usage interne, la plante arrête le saignement dans la dysenterie, la diarrhée, etc… Elle agit contre l’hémorragie utérine, renforce l’utérus, augmente la croissance du fœtus. Le jus de plante donnée avec de l’eau de riz et de sucre candi, freine les vomissements.

Recette du sirop de coquelicot

• Réunissez 250 g de pétales de coquelicot.

Dans une casserole, faites faites bouillir 250 ml d’eau.

• Hors du feu, ajoutez les pétales de coquelicot et laissez infuser 20 minutes en couvrant.

• Pendant ce temps, ébouillantez la bouteille où sera conservé le sirop, ainsi que l’entonnoir qui servira à verser le sirop dans la bouteille.

• À travers un chinois, filtrez le jus de coquelicot en le transférant dans la casserole stérilisée. Pressez le contenu du chinois avec le dos d’une cuillère à soupe pour extraire un maximum de jus.

• Ajoutez du sucre en poudre à raison d’une fois le poids du jus de coquelicot obtenu.

• Faites cuire le tout jusqu’aux premiers bouillons, puis laissez frémir 5 minutes.

• Laissez refroidir.

• A l’aide de l’entonnoir, versez le sirop de coquelicot… Bien fermez et mettez la bouteille au réfrigérateur pour le conserver tout l’hiver.

 

VERTUS MEDICINALES DU SIROP DE COQUELICOT :

Le sirop de coquelicot favorise le sommeil. Dans cette indication, utilisez-le soit pur, à la cuillère, avec une posologie d’une cuillerée à soupe avant le coucher, soit dilué dans une tasse d’eau chaude. Le sirop de coquelicot est également antitussif : prenez une cuillère à soupe 4 fois par jour.

 

MATRICAIRE

L'huile essentielle de camomille matricaire possède des vertus relaxantes et anti-inflammatoires tant au niveau interne que sur un plan externe. Elle agit entre autres comme relaxant musculaire, c'est pourquoi il est souvent conseillé de l'intégrer à une huile de massage corporel. Calmante physique, elle est aussi apaisante au niveau cutané. L'huile essentielle de camomille matricaire est employée en cosmétique pour calmer les irritations de la peau.

Cicatrisante, elle protège et décongestionne l'épiderme. L'azulène qu'elle contient permet une action anti-inflammatoire efficace sur les brûlures, les coups de soleil, les dermatoses en général (eczéma, prurits, gerçures, etc.). L'huile essentielle de camomille matricaire est aussi légèrement sédative. Au niveau digestif, elle facilite la digestion et élimine les douleurs dues aux ballonnements. Elle est également antispasmodique, ce qui la rend efficace pour combattre les douleurs et troubles gastriques ainsi que certains types d'asthme.